L'HISTOIRE DE CORIOR
The New Metal
Chatel Crew
Les esprits affûtés auront évidemment remarqué
la disparition du "death" qui se voit remplacé par l'épithète
"new" qui respire le changement et la fraîcheur Cajoline.
Plus qu'un nouveau line-up : un nouvel état d'esprit. Tout d'abord
un son plus lourd et plus puissant, ensuite la composition de nouveaux
morceaux plus longs, complexes et structurés, ainsi qu'une technique
instrumentale forcément évoluée, et aussi un detuning
d'un demi-ton. Les deux guitares se complètent idéalement,
chacune s'appuyant sur l'autre, et permettent des harmonies jusque-là
absentes. La basse est beaucoup plus présente, plus élaborée
et vient soutenir l'ensemble en apportant une certaine touche de mélodie
patatesquement bourrine.
Pour l'aspect technique, il faut savoir que tout a été
réalisé par nos soins de la prise de son à l'impression
de la pochette, en passant par le mixage. Petit résumé
non-exhaustif : la prise de son a été faite au local,
avec 5 micros de qualité inégale (deux Shure et trois
belles merdes, dont une encore pire que les deux autres !), une table
de mixage de sono et deux enregistreurs MiniDisc. Une première
prise basse/batterie enregistrée par le premier MiniDisc avec
une guitare rythmique repère(non enregistrée), en passant
par la table de mixage, les deux instruments étant pris en stéréo
afin d'être séparés sur l'ordinateur pour l'étape
du mixage. Le rôle du second MiniDisc était de prendre
le son "live" afin de servir de repère dans un casque
(pourri lui aussi, y a pas de raison, non mais !...) pour l'enregistrement
séparé de la guitare de Manu, puis celle d'Alex, puis
la voix lead et enfin les choeurs. Ensuite, Manu quitta les (petites)
manettes (pourrites) de la table de mixage pour s'atteler au mixage
devant un (bon gros) PC, traitant les différentes prises (dont
bon nombre furent jetées aux ordures, eh oui ça arrive
même aux plus grands) grâce à SoundForge, puis les
assemblant tel un puzzle sous Samplitude.
Une cinquantaine d'heures
plus tard, le premier CD a pu être gravé. Restait encore
à effectuer bon nombre d'écoutes sur différents
lecteurs, autoradios et chaînes hi-fi et entre différents
types d'oreilles. Quelques modifications furent apportées et
puis basta, parce que bon, ça commençait à bien
faire quand même, faut pas déconner, c'est jamais qu'une
demo et puis dans la vie y a d'autres trucs vachement bien à
faire aussi, comme dormir par exemple ! Aaaah... dormir...
Cette demo est censée servir à nous faire connaître
des labels, boîtes de prod et autres assos ainsi qu'à démarcher
auprès des organisateurs de concerts. Le son et l'exécution
instrumentale sont très loin d'être parfaits, mais le tout
permet de se faire une idée assez juste du potentiel du groupe,
et ce même si les titres sont en évolution permanente (on
enlève un bout par ici, on en met un autre par là, on
change le machin de place...).
L'avenir (proche, espérons-le)
nous dira si les efforts, la patience et le temps accordés pour
cette demo n'auront pas été vains, si l'on excepte la
grande satisfaction d'un résultat qui ne nous aura coûté
en tout et pour tout que le prix des CD-R !
Line-up :
- Alex : guitare/chant
- Jibus : basse
- Manu : guitare/choeurs
- Marc : batterie
Like a Stray
Animal
Depuis le temps qu'on annonçait un enregistrement studio, un vrai
avec pas de souffle dans les micros, on l'a fait !!
Depuis le temps qu'on l'a terminé et qu'on devait en parler
sur le site, on le fait !!
Tout a donc commencé le 1er août à Rennes, au DROP
Studio, que nous avions loué pour dix jours. Cinq jours consacrés
aux prises de son, cinq jours de mixage et mastering.
Mais voilà, les premiers moments ont été difficiles
puisque le Marco a eu comme qui dirait un coup de fatigue quelques jours
avant d'aller au studio mais, vu l'engagement pris auprès de
celui-ci, nous ne pouvions plus faire machine arrière.
Nous avons donc malgré tout persisté et, dès le
début, notre pauvre batteur souffrait lors de ses prises. Malgré
sa petite forme, il a tout de même réussi à assurer
mais nous avions perdu du temps et Well-Come est alors passé
à la trappe. Ensuite, un stagiaire (que l'on ne remerciera jamais
assez) nous a fait comprendre que l'ingé-son était incompétent
en ce qui concerne le metal car, entre autres hics, notre son général
ne convenait pas. Quelques discussions nous ont incités à
quitter le studio et à aller entamer notre sixième journée
au Passage à Niveaux, toujours à Rennes, studio plus axé
musiques actuelles.
En effet, arrivés au Passage, nous avons pu vraiment écouter
le son enregistré et il s'est avéré que ce dernier
sonnait très démo. La surprise fut de taille car nous
nous étions habitués au son des moniteurs du DROP, mais
la différence était flagrante.
Nous avons alors terminé les voix et les solos, toutes les rythmiques
étant déjà bouclées. Mais nous avons dû
passer beaucoup de temps à rattraper quelques bourdes du DROP
(pistes de guitare effacées, prises coupées, éléments
de batterie au volume extrêmement faible qu'il a fallu trigger,
etc...) et avons éjecté deux autres chansons (Sunstroke
et Sentence of Life).
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